Clandestins accueillis à l’AFPA de Blois et d’Orléans : Qui va payer ?

Michel Chassier, conseiller régional, conseiller municipal et communautaire de Blois était interviewé par France 3 ce mardi matin suite à l’arrivée de 38 clandestins à l’AFPA et de 53 à Orléans (au départ de la jungle de Calais) ce vendredi dernier. Il explique que ces clandestins, exclusivement des hommes, n’avaient alors initialement qu’un seul objectif, se rendre en Angleterre : « Que leur a t-ont promis pour qu’ils restent à Blois alors qu’ils cherchaient à tout prix à se rendre en Angleterre ? »Une régularisation, l’arrivée de leur famille, un hébergement, du travail…? »

Une « grande conscience » du socialisme, Robert Badinter déclarait encore le 17 juin dernier : « C’est terrible à dire mais avec ses 6 millions de chômeurs sur 29 millions d’actifs, la France, n’est pas en mesure d’accueillir ceux qui viendront ».
La tête de liste départementale du FN en Loir-et-Cher rappelle d’ailleurs que cette situation qui va porter préjudice aux socialistes n’est pas un effet d’aubaine pour le Front National puisqu’il a toujours été le seul parti politique a dresser ce constat en toute lucidité et en toute transparence.
De son côté de la coalition de papier MoDem-UDI-LR incapable de s’entendre sur cette question (Voir notre article) lorsque François Bonneau, le Président-candidat de la Région Centre-Val de Loire a fait voter une aide de 100 000 € pour l’accueil des clandestins, c’est le silence radio depuis le début de l’affaire.
Marc Gricourt, Maire de Blois et tête de liste PS dans le département aux régionales, qui rappelle que cette opération de « mise à l’abri » des clandestins n’a aucun coût direct pour la ville, Agglopolys ou le Département, oublie avec une certaine hypocrisie de préciser que bon nombre d’associations dont Mme Corinne Garcia, 1ère adjointe, se présente sur sa page Facebook comme la super-présidente, puisqu’elle se vante de pouvoir les mobiliser, mais elles recevront des aides de la Ville pour cette action.
Dans un deuxième temps, les familles pourraient rejoindre, comme l’indiquait la Nouvelle République dès le 28 octobre, et il faudra trouver d’autres solutions d’hébergement et de prise en charge, sans parler de la scolarité des enfants, du transport, des soins médicaux…
Donc le Ville paiera, le Département paiera, la Région paiera, les Blésois paieront. C’est une certitude.
Rappelons aussi que l’hébergement des clandestins par l’AFPA (qui était au bord de la cessation de paiement il y a 3 ans), même s’il n’est pas financé par la ville, l’est directement à hauteur de 1,28 millions d’euros en 2014 pour sa structure régionale par la Région Centre-Val de Loire à laquelle il est candidat. Ainsi, depuis les premières lois de décentralisation, ce sont une partie des taxes intérieures de consommation sur les produits pétroliers (TICPE) ainsi qu’une partie du produit des cartes grises qui financent principalement les établissements relevant de la formation professionnelle.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s